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Pour en savoir plus sur les TCC

Les douze caractéristiques fondamentales de la TCC :


Extrait de l'ouvrage "Les psychothérapies cognitives et comportementales" - Jean COTTRAUX

 

1. Elle se présente sous forme de manuels pratiques auxquels chacun peut se référer. Il s’agit souvent d’ouvrages de base accessibles au grand public ou de miniguides ad hoc donnés par le thérapeute.


2. Elle suscite des espoirs de changement et des attentes positives d’efficacité et, de ce fait, restaure le moral et fait appel à l’optimisme.


3. Une alliance thérapeutique positive se noue entre le patient et le thérapeute. Un rapport de collaboration empirique s’établit entre le patient et le thérapeute, qui interagissent comme deux chercheurs travaillant sur un
problème commun à propos duquel ils formulent des hypothèses. Cette alliance représente le socle du changement, ce qui va faciliter l’acceptation des méthodes spécifique proposées et leur mise en œuvre.


4. La thérapie commence par une psychoéducation : en particulier, elle précise ses modalités et donne une information concernant le trouble en cause. Ainsi, le patient n’est pas passif et développe, en s’appuyant sur le
thérapeute, la capacité d’agir sur son propre problème.


5. Le thérapeute aide le patient à faire une analyse fonctionnelle synchronique (actuelle) des facteurs qui déclenchent et maintiennent les difficultés qu’il souhaite traiter. Il l’aide aussi à effectuer une analyse fonctionnelle diachronique (historique) des facteurs de déclenchement et de maintien de ses troubles actuels. La mise au jour et la modification des schémas cognitifs dysfonctionnels conscients et inconscients sont une partie importante de la thérapie. Le rôle des expériences précoces dans le façonnement des problèmes actuels est reconnu et étudié avec le patient par un historique des schémas cognitifs.


6. Les systèmes de croyances dysfonctionnels et les interprétations erronées de la réalité sont modifiés progressivement par des techniques comportementales, cognitives, émotionnelles et interpersonnelles.

7. La thérapie propose un affrontement progressif du malaise et favorise l’acceptation des émotions, qu’elles soient positives ou négatives. C’est le principe d’exposition graduée, prolongée et répétée qui est souvent utilisé
dans les phobies, les TOC, le stress post-traumatique et les dysfonctions sexuelles. L’objectif est de modifier les réponses de peur et d’évitement d’une situation provocatrice d’anxiété. L’exposition permet la mise en place
d’une réponse d’habituation émotionnelle et l’extinction des comportements d’évitement, ce qui représente concrètement pour le patient une véritable victoire sur lui-même.


8. La thérapie met en place des stratégies de résolution de problème qui permettent au patient de mieux gérer sa vie et de prendre des décisions après avoir envisagé longuement les avantages et les inconvénients ainsi
que la validité d’une solution et sa faisabilité.


9. Des plans d’action sont mis en place, en accord avec le patient. Ce sont expériences comportementales qui permettent de modifier les cognitions négatives et les émotions pénibles.


10. Le but ultime de la thérapie est de changer la vie du patient en fonction de ses valeurs personnelles et d’accroître son bien-être. De nouvelles formes de thérapie comme la thérapie du bien-être, fondée sur les principes de la
psychologie positive, sont venues enrichir la TCC. La thérapie du bien-être intervient sur plusieurs dimensions : le sens de la vie, le développement personnel, les relations interpersonnelles, l’autonomie, le sens de la maîtrise
de l’environnement et de l’acceptation de soi. Elle permet de traiter avec succès les symptômes résiduels de dépression chez les patients qui ont reçu une thérapie cognitive.


11. Il est possible de déterminer si la thérapie a échoué ou réussi, en fonction des objectifs fixés au départ par le patient et de mesures qui sont effectuées sous la forme d’échelles d’évaluation ou de mesures directes des comportements et des émotions.


12. La TCC présente des effets neurobiologiques mesurables par les techniques de neurosciences. Il existe actuellement une vingtaine d’études de neuro-imagerie cérébrale qui permettent d’établir des changements fonctionnels dans la connectivité cérébrale des répondeurs à la TCC

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